On vit, comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs et on a des projets. Pouvoir, fric, débauche et pour les courageux, gosses. On se défonce à les réaliser. Mais on retombe toujours. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte réellement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre, on a une carte de crédit à la place du cerveau et un aspirateur à la place du nez. On va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons que de vrais amis et une multitude de numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée, une génération ratée. Mais à ce qu'il paraît, on a pas le droit de s'en plaindre parce qu'on a tout pour être heureux. Pourtant on crève doucement dans notre univers d'enfant, des moulures à la place du ciel, repus, le sourire aux lèvres. Bourrés de nicotine, de coke et de vodka.
...Mais on aime ça !
>>>>gwen-la-déesse<<<<